Manifestation à Barcelone contre « la répression », 14 arrestations

Photo: EFE

Article publié dans L’orient Le jour le 23 février 2018

La police catalane a interpellé 14 personnes qui s’étaient enchaînées vendredi aux portes d’un tribunal à Barcelone pour protester selon elles contre « la répression » menée par la justice espagnole dans la région depuis la proclamation d’une « République catalane » mort-née en octobre, a-t-on appris de source policière.

« Ces personnes qui empêchaient l’accès au tribunal supérieur de justice de Catalogne étaient enchaînées et perturbaient » le fonctionnement de la justice, a expliqué à l’AFP un porte-parole de la police régionale, les Mossos d’Esquadra.

Les arrestations se sont produites pendant la manifestation d’une centaine de personnes, derrière une grande pancarte sur laquelle on lisait: « arrêtons le coup d’Etat ».
A la mi-journée, elles étaient encore en garde à vue, en attendant que le juge d’instruction évalue les délits pouvant leur être reprochés, a ajouté le porte-parole policier.

La protestation a été convoquée par les « Comités de défense de la République » (CDR), initialement créés par des militants indépendantistes pour défendre la tenue d’un référendum d’autodétermination interdit, le 1er octobre 2017, en Catalogne (nord-est).
« Nous venons de bloquer les portes du (tribunal) en nous y enchaînant (…) Viens, participe et aide-nous – par la non-violence – à stopper le plus grand organe de l’injustice en Espagne », ont écrit les CDR sur leur compte Twitter.

Sur des vidéos qu’ils ont postées sur ce compte, on voit des policiers emmener les personnes arrêtées, dont certaines portées par plusieurs agents.

Dans un manifeste, les CDR ont écrit: « Jour après jour, on voit comment ce système judiciaire du Royaume d’Espagne, pourri et corrodé, héritier direct du Franquisme, réprime avec toujours plus de force l’ensemble de l’Etat et les citoyens catalans ».

Dans la région, la justice enquête sur de nombreux militants pour leur implication dans le processus indépendantiste, notamment pour avoir mené des actions de résistance passive ou pour avoir facilité le vote du 1er octobre dans des mairies.

De son côté, à Madrid, le Tribunal suprême poursuit le noyau dur de l’indépendantisme, soit une trentaine de dirigeants, fonctionnaires, représentants de partis ou d’associations.
Quatre d’entre eux sont en détention provisoire et six ont quitté l’Espagne pour échapper aux poursuites judiciaires, tel l’ancien président catalan destitué Carles Puigdemont, installé à Bruxelles.

Sur la base du référendum interdit du 1er octobre, les indépendantistes avaient proclamé, le 27 octobre au parlement régional, une « République catalane » restée sans effets. Cette proclamation avait été suivie par la mise sous tutelle de la région par Madrid.

Par l’AFP.

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