La justice espagnole essuie un nouveau revers. Sanchez, le premier ministre fait un faux-pas

Editorial du journal en ligne ara.cat publié le 6 novembre 2019 et traduit par LYONSOLIDAIRECAT

La réponse du Royaume Uni à la demande d’extradition présentée contre l’ancienne conseillère d’éducation Clara Ponsatí, exilée en Ecosse, déstabilise la justice espagnole.

Pour l’instant, la police britannique s’est refusée à ce que le mandat d’arrêt, envoyé, mardi 5 novembre, par Llarena, juge de la Cour Suprême espagnole, suive son cours.  Un nouveau revers international.  Il faut s’attarder sur les arguments sur lesquels s’appuie la négative britannique.  La police considère que la demande espagnole est disproportionnée.  Quelques heures plus tard, elle a toutefois présenté des excuses pour l’adjectif utilisé.  Elle sollicite aussi, afin qu’elle suive son cours, que les autorités espagnoles, adressent au bureau Sirene  du Royaume Uni, des antécédents d’ordre pénal ainsi que d’autres renseignements, concernant les délits présumés dont Ponsatí est accusée. Sirene  est le bureau qui  s’occupe des mandat d’arrêts européens.  La police a fait cette dernière demande, alors qu’elle sait que la justice espagnole ne peut rien apporter, car le casier judiciaire de Ponsati est parfaitement vierge.  C’est ce qui souligne, entre autres, la disproportion de la demande.

Les prétentions de la Cour Suprême espagnole, qui croyait, qu’après les sentences contre les prisonniers politiques catalans,  les exilés lui seraient livrés aussitôt après, commencent à s’évanouir.  Derrière ce mauvais calcul se trouve la portée politique de la sentence.  Une sentence qui est très difficile à justifier. Par exemple, dans les 59 pages qui constituent le mandat d’arrêt européen transmis aux autorités britanniques, le nom de Ponsatí n’apparaît que deux fois. En outre, à aucun moment on y trouve la moindre référence au rôle qu’elle aurait joué dans la sédition.

Cette situation de confusion entre politique et justice dans le contexte actuel, à quelques jours des élections prévues dimanche 10 novembre prochain, a des effets pervers sur la sérénité du gouvernement espagnol.  D’abord, la réaction inattendue de la vice-présidente Carmen Calvo, qui, négligeant la séparation de pouvoirs qui devraient exister dans un état, comme l’espagnol, qui se définit comme profondément démocratique, n’a pas hésité à menacer le gouvernement belge si Puigdemont n’était pas extradé. A ce premier faux-pas, il s’en est suivi un deuxième, cette fois-ci de la part du premier ministre Sanchez qui, lors d’un débat électoral, a promis l’extradition de l’ancien Président de la Catalogne. Le lendemain et interrogé par des journalistes espagnols, il a dit que le parquet espagnol n’était que la courroie de transmission du pouvoir exécutif. Des faux-pas qui ne font que révéler la faiblesse démocratique de l’état espagnol, en dépit des efforts réalisés par son appareil de propagande « Espagne Globale »

 

Photo: ACN – Tous droits réservés

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