Violence ? Ce n’est pas à nous de donner des explications

"Ils veulent convertir la condamnation de la violence, surtout si elle est faite par le gouvernement [catalan], en un acte d'humiliation et de soumission à l'autorité espagnole" La violence policière incontrôlée des Mossos d'Esquadra et de la police espagnole a soulevé un tollé politique que le gouvernement autonome semble mépriser, vu qu'il veut y mettre fin par une simple apparition du conseiller Buch [« ministre » de l’Intérieur de la Generalitat], sans aucune autocritique.

Derniers plaidoyers des prisonniers politiques catalans

Avant que le procès ne se termine, chaque accusé avait eu, le 12 juin dernier, une quinzaine de minutes pour faire une dernière déclaration. Tous en ont fait usage pour faire entendre leur revendication commune : une sentence qui renvoie le problème sur le terrain politique qu'il n'aurait jamais dû quitter. Retrouvez ces dernières paroles émouvantes avec ces vidéos sous-titrées en français à regarder, écouter, lire et faire circuler.

Catalogne. Des condamnations visant les droits fondamentaux

La Cours suprême a condamné les douze dirigeants du procès à 104 ans et six mois de prison pour les crimes de sédition et de détournement de fonds (12 à 13 ans), de sédition (de 9 ans à 12 et six mois) et de désobéissance (1 an et 8 mois). (...) La décision de la Cour suprême ne concerne pas seulement ceux d’entre nous qui ont participé aux événements précédents en exerçant leurs droits fondamentaux. Elle touchera tous ceux qui veulent les exercer à l’avenir, en Catalogne et dans l’ensemble de l’Etat.