Présentation du livre « Catalogne : la république libre »

A l'occasion de la sortie du livre "Catalogne: la république libre", présentation du livre, suivie d'un débat coordonné par Xavier Espinet et Mariana Sanchez, en présence de Marie-George Buffet (députée de Seine-Saint-Denis), Xavier Diez (historien catalan) et David Fernàndez (ancien député au Parlement de Catalogne) MARDI 19 NOVEMBRE à 19H dans les locaux de l'Union syndicale Solidaires 31 rue de la Grange aux Belles Paris 10ème (métro Colonel Fabien)

La justice espagnole essuie un nouveau revers. Sanchez, le premier ministre fait un faux-pas

La réponse du Royaume Uni à la demande d’extradition présentée contre l’ancienne conseillère d’éducation Clara Ponsatí, exilée en Ecosse, déstabilise la justice espagnole. Pour l’instant, la police britannique s’est refusée à ce que le mandat d’arrêt, envoyé, mardi 5 novembre, par Llarena, juge de la Cour Suprême espagnole, suive son cours.  Un nouveau revers international.  Il faut s’attarder sur les arguments sur lesquels s’appuie la négative britannique.  La police considère que la demande espagnole est disproportionnée.  Quelques heures plus tard, elle a toutefois présenté des excuses pour l’adjectif utilisé.  Elle sollicite aussi, afin qu’elle suive son cours, que les autorités espagnoles, adressent au bureau Sirene  du Royaume Uni, des antécédents d’ordre pénal ainsi que d’autres renseignements, concernant les délits présumés dont Ponsatí est accusée. Sirene  est le bureau qui  s’occupe des mandat d’arrêts européens.  La police a fait cette dernière demande, alors qu’elle sait que la justice espagnole ne peut rien apporter, car le casier judiciaire de Ponsati est parfaitement vierge.  C’est ce qui souligne, entre autres, la disproportion de la demande.

Violence ? Ce n’est pas à nous de donner des explications

"Ils veulent convertir la condamnation de la violence, surtout si elle est faite par le gouvernement [catalan], en un acte d'humiliation et de soumission à l'autorité espagnole" La violence policière incontrôlée des Mossos d'Esquadra et de la police espagnole a soulevé un tollé politique que le gouvernement autonome semble mépriser, vu qu'il veut y mettre fin par une simple apparition du conseiller Buch [« ministre » de l’Intérieur de la Generalitat], sans aucune autocritique.

Derniers plaidoyers des prisonniers politiques catalans

Avant que le procès ne se termine, chaque accusé avait eu, le 12 juin dernier, une quinzaine de minutes pour faire une dernière déclaration. Tous en ont fait usage pour faire entendre leur revendication commune : une sentence qui renvoie le problème sur le terrain politique qu'il n'aurait jamais dû quitter. Retrouvez ces dernières paroles émouvantes avec ces vidéos sous-titrées en français à regarder, écouter, lire et faire circuler.

Catalogne. Des condamnations visant les droits fondamentaux

La Cours suprême a condamné les douze dirigeants du procès à 104 ans et six mois de prison pour les crimes de sédition et de détournement de fonds (12 à 13 ans), de sédition (de 9 ans à 12 et six mois) et de désobéissance (1 an et 8 mois). (...) La décision de la Cour suprême ne concerne pas seulement ceux d’entre nous qui ont participé aux événements précédents en exerçant leurs droits fondamentaux. Elle touchera tous ceux qui veulent les exercer à l’avenir, en Catalogne et dans l’ensemble de l’Etat.