La justice espagnole essuie un nouveau revers. Sanchez, le premier ministre fait un faux-pas

La réponse du Royaume Uni à la demande d’extradition présentée contre l’ancienne conseillère d’éducation Clara Ponsatí, exilée en Ecosse, déstabilise la justice espagnole. Pour l’instant, la police britannique s’est refusée à ce que le mandat d’arrêt, envoyé, mardi 5 novembre, par Llarena, juge de la Cour Suprême espagnole, suive son cours.  Un nouveau revers international.  Il faut s’attarder sur les arguments sur lesquels s’appuie la négative britannique.  La police considère que la demande espagnole est disproportionnée.  Quelques heures plus tard, elle a toutefois présenté des excuses pour l’adjectif utilisé.  Elle sollicite aussi, afin qu’elle suive son cours, que les autorités espagnoles, adressent au bureau Sirene  du Royaume Uni, des antécédents d’ordre pénal ainsi que d’autres renseignements, concernant les délits présumés dont Ponsatí est accusée. Sirene  est le bureau qui  s’occupe des mandat d’arrêts européens.  La police a fait cette dernière demande, alors qu’elle sait que la justice espagnole ne peut rien apporter, car le casier judiciaire de Ponsati est parfaitement vierge.  C’est ce qui souligne, entre autres, la disproportion de la demande.

Catalogne : « Une situation de répression et de violence policière alarmante pour les droits humains »

Comme de nombreuses organisations de défense des droits humains l’ont déjà souligné, enraciner le délit de sédition dans ce type d’événements et de comportements signifie ouvrir la voie à la persécution d’une multitude de groupes et de mouvements sociaux qui les utilisent pour la défense de droits fondamentaux tels que le logement, la santé, éducation, services de base, etc.

Violence ? Ce n’est pas à nous de donner des explications

"Ils veulent convertir la condamnation de la violence, surtout si elle est faite par le gouvernement [catalan], en un acte d'humiliation et de soumission à l'autorité espagnole" La violence policière incontrôlée des Mossos d'Esquadra et de la police espagnole a soulevé un tollé politique que le gouvernement autonome semble mépriser, vu qu'il veut y mettre fin par une simple apparition du conseiller Buch [« ministre » de l’Intérieur de la Generalitat], sans aucune autocritique.