Le Président Torra rattache le dialogue à l’exercice du droit à l’auto-détermination

Article de la rédaction du journal en ligne Vilaweb publié le 30 décembre 2019 (traduction : Catalan Revolution Press Room)

Lors des vœux institutionnels de fin d’année, le Président de la Generalitat a insisté sur le besoin de dialoguer mais précise que ce dialogue ne pourra être « honnête » qu’avec l’engagement de donner la parole aux citoyens.

Le Président de la Generalitat, Quim Torra, a souligné aujourd’hui, lors des vœux de fin d’année, que le dialogue avec l’État espagnol devait être lié à l’exercice du droit à l’auto-détermination : « il n’y a pas de vraie solution pour la Catalogne sans reconnaissance du droit à l’auto-détermination et son exercice ».

Quelques minutes après l’annonce d’ERC sur la convocation d’un Conseil National pour décider de son abstention à l’investiture à la présidence de Pedro Sánchez en échange d’une table de négociation entre les deux gouvernements, Torra a demandé « des contenus concrets et des engagements pour des solutions politiques et démocratiques ». « Sans un engagement de donner la parole à la citoyenneté sur l’avenir politique de la Catalogne, il n’y a pas de dialogue honnête possible, mais plutôt une volonté de combler des trous avec des propositions périmées », a-t-il alerté. Et d’ajouter : « le dialogue, c’est aussi la reconnaissance et, dans le cas actuel, cela signifie la bilatéralité et le respect des sujets politiques, avec des droits et des devoirs ».

Depuis la Salle des Députés du Palais de la Generalitat, où il a exprimé ses vœux institutionnels, Torra a défendu qu’il n’y a pas de « problème de cohabitation ni de drapeaux », mais un problème « de droits, de bien-être, de progrès et de justice », qu’il faut résoudre « en pensant aux générations à venir et non pas aux prochaines élections ».

Dans son bilan, Torra a dit que 2020 devait être « l’année de la démocratie retrouvée » parce que les Catalans « veulent être gouvernés sous trois grands principes : démocratie, dialogue et droits de l’homme ». Il a également souligné que l’année prochaine devait être celle de l’union indépendantiste : « nous devons récupérer le sens de l’union qui nous a servi à organiser le référendum du 1er Octobre ».

Le Président a également remarqué que « l’utilisation de la justice à des fins politiques a amené le président de la Generalitat devant les tribunaux », pour avoir défendu la liberté d’expression et avoir soutenu les prisonniers politiques et les exilés avec un panneau accroché au balcon du Palais. Avec ce verdict, le chef de l’exécutif a assuré que l’on recherchait à le destituer, mais il a réitéré à l’État espagnol que « les présidents sont nommés et destitués par le Parlement Catalan ». Et il a prévenu : « Et je ne permettrai pas, je n’accepterai pas, qu’un tribunal, et encore moins un conseil politique, substitue la souveraineté des Catalans ».

Pour finir, il a regretté que des personnes liées au mouvement indépendantiste aient été emprisonnées « sans preuves et avec des interrogatoires dont on exige connaître les conditions ».

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